Richard est un nom forgé pour le pouvoir. Il vient des éléments germaniques « ric » (souverain, puissance) et « hard » (brave, fort) — littéralement « souverain fort » — et les Normands l'ont introduit en Angleterre, où trois rois le porteraient, aucun plus célèbre que Richard Cœur de Lion. Son ancrage saint est le plus doux Richard de Chichester, l'humble évêque du XIIIe siècle célébré le 3 avril.
Une bonne partie du XXe siècle, Richard fut un pilier du répertoire de prénoms du monde anglophone, sûr et distingué, engendrant toute une famille de diminutifs — Rick, Rich, Richie, Ricky et le vieil argot rimé « Dick ». Ses cousins internationaux sont tout aussi majestueux : Riccardo en Italie, Ricardo en Espagne et au Portugal.
Aujourd'hui, Richard porte un air de gravité et de compétence à l'ancienne — le nom de physiciens, de compositeurs, de capitaines d'industrie et d'acteurs anoblis. Il sonne sérieux, capable et un brin autoritaire, avec juste ce qu'il faut de chaleur dans « Rich » pour rester accessible. Un nom qui s'attend à être pris au sérieux, et qui l'est le plus souvent.
Le nom de Richard signifie « souverain fort », et la personnalité ne dit pas le contraire : une forte ambition, une belle indépendance, et une faible tolérance au superflu. Voilà quelqu'un qui veut être aux commandes de quelque chose et qui, en silence, prendra mal d'être mal dirigé par plus incompétent que lui. Songez à Feynman craquant un problème que nul autre ne pouvait résoudre, ou à Branson décrétant que les règles étaient négociables — les Richard ont tendance à se fier à leur propre jugement et à en tirer des empires, des orchestres ou des théories.
Son peu de fantaisie et sa sensibilité mesurée le désignent comme un réaliste et un homme d'action plutôt qu'un rêveur ou un consolateur. Il traite en faits, en résultats et en plans qui fonctionnent vraiment ; le sentiment, c'est bien, mais ce n'est pas lui qui mène la réunion. Sa solide stabilité empêche son ambition de verser dans l'imprudence — Richard est du genre marathonien, capitalisant l'effort sur des années, pas le feu de paille.
Sa diplomatie est moyenne, ce qui est le prix honnête de cette franchise : Richard vous dira ce qu'il pense, et si son humour pince-sans-rire adoucit le coup, il ne passera pas son après-midi à ménager vos états d'âme. Ce qu'il offre à la place, c'est une loyauté solide — entrez dans son cercle de confiance et il vous défendra comme le Cœur de Lion défendait une cause.
Il y a chez lui une gravité à l'ancienne, une autorité instinctive qui pousse les gens à lui confier le volant. Il est plus heureux face à un problème ardu, avec l'autorité de le résoudre à sa manière. Donnez à Richard un royaume, un labo ou une entreprise et assez d'indépendance pour les diriger, et il régnera bien — simplement, n'essayez pas de lui dire comment. Le souverain fort n'a jamais beaucoup aimé recevoir des ordres.
Portrait ludique, à prendre avec le sourire — notre méthodologie.
Richard, ce nom qui vibre de la force brute et de la noblesse, n’aime pas les timidités. Il aborde la séduction comme une conquête : avec une assurance magnétique, un regard qui pose sa marque et une présence qui domine la pièce sans bruit. Il attire les âmes qui cherchent un pilier, une structure solide où se reposer, mais il lasse vite les esprits frileux ou indécis. Pour lui, l’amour est un champ de bataille où la loyauté est la seule monnaie acceptable. Il veut une partenaire qui soit sa égale en courage, capable de soutenir son poids de « souverain fort ». La sensualité chez lui est directe, charnelle, ancrée dans l’ici et maintenant ; il ne joue pas aux jeux subtils. Si vous cherchez une passion étincelante, faite de débats passionnés et de retrouvailles ardentes, il est fait pour vous. Mais attention : sa nature robuste exige une résilience à toute épreuve. Il ne pardonne pas la faiblesse ou la duplicité. Aimer Richard, c’est accepter d’être guidée par une force naturelle, parfois écrasante, mais toujours fidèle à sa propre intégrité.
« Souverain fort », du germanique « ric » (souverain / puissance) et « hard » (brave / fort).
Le nom n'a pas de figure d'origine unique, mais son saint patron est Richard de Chichester et son porteur royal le plus célèbre est Richard Cœur de Lion.
L'argot rimé de l'anglais médiéval a fait passer Richard à Rick puis à Dick (et Hick), une chaîne ludique restée en usage pendant des siècles.
Le 3 avril, fête de saint Richard de Chichester.
Il fut extrêmement populaire jusqu'au milieu du XXe siècle et demeure un classique respecté, même s'il est aujourd'hui moins courant pour les nouveau-nés.
Profil ludique — à quoi correspondent ces scores ?