Carol est le visage lumineux, façon milieu du XXe siècle, d'un ancien prénom germanique. Sa racine ultime est Karl/Carolus, « homme libre », le nom de Charlemagne lui-même, qui s'est glissé dans l'anglais via le féminin Caroline avant d'être raccourci en un Carol amical et percutant. Une heureuse homophonie avec le « carol », le chant de Noël (de l'ancien français « carole », une ronde dansée), a donné au prénom un éclat festif et chaleureux dont il ne s'est jamais tout à fait départi.
Aux États-Unis, Carol a explosé dans les années 1940 et 1950, se classant parmi les tout premiers prénoms de filles, ce qui explique qu'il sonne aujourd'hui comme un prénom classique de la génération baby-boom : la tante sur qui l'on peut compter, l'institutrice, la voisine qui se souvient de l'anniversaire de tout le monde. Il porte le vernis hollywoodien de Carole Lombard et la chaleur comique de Carol Burnett.
Aujourd'hui, Carol paraît rétro plutôt que démodé : robuste, sans prétention et discrètement enjoué, un prénom au charme sain, mûr pour un retour nostalgique.
Une Carol, c'est la personne sur qui tout le groupe repose en secret. Son profil est magnifiquement équilibré, sans pics anguleux, et cette stabilité de tempérament est précisément l'essentiel : chaleur, bonne humeur et énergie facile se mêlent pour faire quelqu'un de véritablement agréable à fréquenter, sans jamais verser dans le drame. Le sens du prénom, « homme libre », lui va mieux qu'on ne le croirait : sous l'amabilité court une belle indépendance, une femme qui vous rend service parce qu'elle l'a choisi, non parce qu'on l'y a acculée.
Il y a dans le prénom une candeur saine, très milieu du siècle. Carol a culminé à l'époque de Burnett et de King, et elle en hérite l'esprit : vive d'esprit (cet humour n'est pas un hasard), capable de tenir une salle par une réplique bien placée, sans jamais réclamer désespérément la lumière. Son ambition est réelle mais discrète, du genre qui se fait tranquillement promouvoir pendant que des collègues plus bruyants peaufinent encore leur laïus.
La diplomatie est son super-pouvoir. Carol est la médiatrice naturelle, celle qui désamorce la dispute familiale avant le dessert, mêlant équité et juste ce qu'il faut de caractère pour tenir une ligne quand ça compte. Son homonyme festif n'est pas non plus un hasard de caractère : il y a en elle quelque chose d'hospitalier et de festif, une énergie d'hôtesse qui a tout prévu.
Confiez-lui un projet et elle y apportera à la fois l'étincelle et le suivi. Contrariez-la, et vous découvrirez que l'indépendance de la femme libre a des dents. Mais le plus souvent, côtoyer une Carol, c'est comme une cuisine bien chaude par un jour de froid : fiable, drôle, un brin rétro-cool, et discrètement indispensable. C'est l'amie que l'on appelle en premier, et celle qui, on ne sait comment, répond toujours.
Portrait ludique, à prendre avec le sourire — notre méthodologie.
Carol possède une sensualité qui ne crie pas, mais qui résonne. Issue de l’ancêtre « homme libre », elle n’aime pas les carcans émotionnels ni les jeux de pouvoir malsains. En amour, elle est franche, directe, presque brutale dans son authenticité. Elle séduit par une présence calme, cette assurance tranquille de quelqu’un qui connaît sa valeur et n’a pas besoin de prouver grand-chose. Ce qui l’attire, c’est l’esprit : un partenaire qui sait débattre, qui a du corps de l’idée, qui ne se laisse pas facilement dominer. Elle cherche un égal, un duel d’énergies où la passion naît de la complicité intellectuelle autant que du corps. À l’inverse, ce qui la lasse instantanément, c’est la faiblesse de caractère, l’hésitation perpétuelle ou la dépendance affective étouffante. Elle a besoin d’air, de space. Si vous êtes trop lourd, trop possessif ou trop indécis, elle disparaîtra avec une élégance glaciale, sans faire de scandale, car sa liberté intérieure est son bien le plus précieux.
Il signifie au fond « homme libre » ou « fort », de la racine germanique Karl (Carolus), parvenu à l'anglais via le prénom féminin Caroline.
Par pure coïncidence. Le mot du chant vient de l'ancien français « carole », une ronde dansée, tandis que le prénom vient de Carolus. Cette agréable coïncidence a simplement donné au prénom une aura festive.
Aux États-Unis, il a culminé dans les années 1940 et 1950, quand il était l'un des prénoms de filles les plus courants, ce qui lui donne aujourd'hui un cachet classique du milieu du siècle.
Il est très majoritairement féminin aux États-Unis. L'orthographe masculine Carroll existe (comme l'acteur Carroll O'Connor), et en Roumanie Carol est un prénom royal masculin.
Il n'y a pas de tradition de fête aux États-Unis, mais la fête catholique la plus proche est celle de saint Charles Borromée, le 4 novembre, puisque Carol partage la racine Carolus.
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