Philip est un prénom de pedigree au sens plein du terme. Du grec Philippos, « ami des chevaux », il fut porté par des rois de Macédoine, au premier rang desquels Philippe II, père d'Alexandre le Grand, bien avant de devenir un incontournable chrétien. Sa popularité durable en Occident tient surtout à l'apôtre Philippe, l'un des Douze, fêté aux côtés de Jacques le 3 mai.
Au fil des siècles, le prénom a couronné des rois d'Espagne, de France et d'ailleurs, et il porte un indéniable air de dignité et de continuité, renforcé à l'époque moderne par le prince Philip de Grande-Bretagne. C'est un prénom qui sonne mesuré, cultivé et discrètement autoritaire.
Aujourd'hui, Philip (ou Phillip) se lit comme un classique intemporel : jamais à la mode, jamais démodé, toujours en bonne place. Il projette fiabilité et classe à l'ancienne sans lourdeur, et se ramollit volontiers en un amical Phil. C'est le choix des parents qui veulent quelque chose de digne et solidement établi, un prénom qui a déjà prouvé qu'il pouvait durer deux mille cinq cents ans.
Philip, c'est la dignité faite homme. Son profil de traits repose sur une stabilité exceptionnelle et une loyauté ferme, et le portrait qui s'en dégage est celui d'un homme posé, animé de principes, qu'on n'ébranle pas facilement et qu'on fait changer d'avis encore moins une fois qu'il a décidé de ce qu'il défend. Il y a en lui une constance quasi royale, à la hauteur d'un prénom porté par des rois de Macédoine, d'Espagne et de France, et par le célèbre et imperturbable prince Philip.
Il est réservé de nature. Peu porté sur l'extravagance et sur l'étalage des émotions, réclamant remarquablement peu d'attention, Philip garde sa vie intérieure derrière une façade calme et courtoise. Il n'est pas froid, seulement contenu ; sa chaleur se manifeste dans la fiabilité et un humour pince-sans-rire plutôt que dans l'effusion. Cette réserve va de pair avec une réelle ambition et une fine diplomatie : Philip est le stratège de la pièce, celui qui a déjà anticipé trois coups d'avance pendant que les autres parlent encore.
L'aura classique et jamais à la mode du prénom renforce tout cela. Philip signifie « ami des chevaux » et porte un air d'éducation à l'ancienne et d'autorité tranquille, l'allure d'un homme aussi à l'aise avec l'œuvre de Philip Glass qu'avec un poche de Philip K. Dick : réfléchi, cultivé, un peu secret. Son indépendance fait qu'il ne quête pas l'approbation ; il tient ses positions par principe. Au meilleur de lui-même, Philip est ce pilier discret qu'on sous-estime à ses risques et périls : mesuré, savant, profondément loyal envers ses rares proches, et habité d'un sens millénaire selon lequel certaines choses méritent d'être faites correctement et lentement. Pas l'homme le plus bruyant de la pièce, mais très souvent celui qui, au bout du compte, avait raison.
Portrait ludique, à prendre avec le sourire — notre méthodologie.
Sous l’emprise de la passion, Philip ne court pas après l’amour, il l’apprivoise avec une élégance brute et une sensualité affirmée. Son approche est celle du centaure moderne : il cherche une compagne qui partage son élan vital, une âme libre capable de galoper à ses côtés sans jamais se laisser entraver. Il est séduit par l’énergie, la grâce naturelle et cette force tranquille qui rappelle la puissance du cheval. Pour lui, l’amour est une danse équestre intense où la confiance est la bride, et la tendresse, la selle. Il déteste la stagnation, la lourdeur émotionnelle ou les liens qui étouffent ; ce qui le lasse immédiatement, c’est la passivité. Il veut une partenaire qui ait du souffle, qui ose traverser les tempêtes avec lui. Philip aime avec une loyauté féroce, celle de l’ami fidèle qui protège ce qu’il chérit. Il ne cherche pas à dominer, mais à accompagner. Sa séduction réside dans sa capacité à offrir un espace de liberté inconditionnel, tout en maintenant une connexion viscérale, presque animale. Il veut que l’être aimé soit son plus grand allié, son complice de route, celui qui donne du sens à chaque étape du parcours commun.
Il signifie « ami des chevaux », du grec philos (aimer) et hippos (cheval).
L'apôtre Philippe, l'un des Douze. Dans l'Église d'Occident, sa fête tombe le 3 mai, partagée avec l'apôtre Jacques le Mineur.
Le 3 mai dans le calendrier romain. Les Églises d'Orient le commémorent le 14 novembre.
Les deux existent. Philip (un seul L) est la graphie la plus ancienne et traditionnelle ; Phillip, avec deux L, est une variante courante.
Tout à fait — il fut porté par des rois de Macédoine, d'Espagne et de France, et par le prince Philip, duc d'Édimbourg.
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