Bartolomeo puise ses racines dans l'araméen bar-Talmai, « fils de Talmai » : c'est donc un patronyme, un nom qui exprime davantage l'appartenance et la continuité qu'un sens propre, et que le christianisme a définitivement consacré. Son porteur fondateur est en effet l'apôtre Barthélemy, l'un des Douze, que la tradition identifie à Nathanaël de l'Évangile selon Jean et auquel elle attribue l'évangélisation de l'Arménie ainsi qu'un martyre atroce.
En Italie, le nom est lié à une dévotion populaire intense : saint Barthélemy, fêté le 24 août, est le patron de nombreuses communautés et, en raison de son martyre par écorchement, des tanneurs, des bouchers et des relieurs. Michel-Ange le représenta dans le « Jugement dernier » tenant sa propre peau, une des images les plus fortes de la chapelle Sixtine. Le nom a nourri la Renaissance italienne, de Fra Bartolomeo à Bartolomeo Cristofori, l'inventeur du piano.
Aujourd'hui, Bartolomeo est perçu comme un nom solennel, un peu ancien mais noble, qui sent l'histoire et l'art. Peu répandu parmi les nouveau-nés, il conserve un charme aristocratique et reste vivant grâce à ses diminutifs affectueux tels que Meo ou Bartolo.
Bartolomeo est un nom qui évoque les fondations et la pierre équarrie. Né comme patronyme — « fils de Talmai » —, il dit déjà quelque chose d'important : c'est un nom que l'on porte comme un héritage, avec le sens de la continuité et de l'appartenance. Celui qui s'appelle Bartolomeo a tendance à être une personne solide, homme de peu de paroles mais d'actes nombreux, qui préfère construire plutôt que paraître.
L'ombre tutélaire est celle de l'apôtre, l'un des Douze, figure discrète mais courageuse jusqu'au martyre : et en effet, chez le Bartolomeo, on devine souvent une loyauté granitique, une fidélité aux affections et aux principes qui ne connaît aucun compromis. Ce n'est pas un type qui change d'avis : quand il donne sa parole, il la tient.
Son chiffre, le huit, renforce son profil de constructeur patient, de celui qui travaille dans le silence à des œuvres destinées à durer — comme Bartolomeo Cristofori, qui inventa le piano à partir de rien, ou comme les architectes et peintres de la Renaissance qui portèrent ce nom. Il y a en lui une veine artisanale, un plaisir du bien fait, un goût pour la substance plutôt que pour l'étincelle.
Attention toutefois à le prendre pour un renfermé : sous la cuirasse sobre se cache un humour sec et fiable, de ceux qui surgissent au bon moment. Bartolomeo ne cherche pas les projecteurs, il les évite même volontiers, mais c'est la personne que tous veulent à ses côtés lorsque les choses se font sérieuses. Généreux sans fracas, têtu autant que nécessaire, un peu à l'ancienne dans le meilleur des sens, c'est l'ami solide, le collègue sur qui compter, le point fixe. Un nom qui ne fait pas de bruit, mais qui laisse une marque.
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Bartolomeo ne cherche pas l'infatuation éphémère ; il cherche une ancre, un sillon profond où les racines puissent s'accrocher à la terre fertile de la passion. Sa nature, enracinée dans l'étymologie de « riche en sillons », se traduit par un amour qui ne glisse pas, mais qui creuse, pénètre, cherche la vérité nue et crue de l'autre. C'est un homme qui aime avec la force tranquille de celui qui a hérité du courage de ses pères : il ne crie pas, mais il soutient. Il se laisse séduire par l'intelligence qui aiguisent les sens et par la dignité qui ne plie pas. Ce qui l'ennuie, c'est la superficialité, la légèreté sans substance qui flotte à la surface sans jamais toucher le fond. Dans le baiser, Bartolomeo cherche la fusion des âmes, cette connexion archaïque qui unit les destins comme le fils au père. Il aime avec une intensité silencieuse, protectrice, presque sacrée. Pour lui, le désir est un acte de construction, non de destruction. Il veut être le port sûr, mais aussi l'aventurier qui sait naviguer les tempêtes intérieures du partenaire. Sa sensualité est tactile, concrète, faite de regards qui lisent l'âme avant les paroles. Il n'aime pas pour combler un vide, mais pour partager une richesse intérieure déjà pleine.
De l'araméen bar-Talmai, « fils de Talmai » : c'est un patronyme rendu célèbre par l'apôtre Barthélemy.
Le 24 août, jour dédié à l'apôtre Barthélemy.
La tradition chrétienne identifie l'apôtre Barthélemy à Nathanaël cité dans l'Évangile selon Jean.
En français Barthélemy, en anglais Bartholomew, en espagnol Bartolomé, en allemand Bartholomäus.
Il est rare parmi les nouveau-nés d'aujourd'hui, perçu comme classique et désuet, mais reste très vivant dans les noms de famille comme Bartoli et Bartolini.
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