Umberto puise ses racines dans le germanique Hunberht, où l'élément hun (peut-être 'ours', symbole de force, ou faisant référence aux Huns) s'unit à beraht, 'resplendissant, illustre' : il en naît l'image d'une renommée lumineuse, presque réelle. Il n'est pas surprenant qu'en Italie, le nom soit lié par un double fil à la dynastie des Savoie, avec deux rois, Umberto Ier et Umberto II, et qu'il soit encore perçu comme seigneurial et quelque peu aristocratique.
Au XXe siècle, Umberto fut l'un des prénoms masculins les plus diffusés, avant de se retirer vers une élégance vintage. Aujourd'hui, il évoque surtout la stature intellectuelle d'Umberto Eco, l'ardeur futuriste de Boccioni et la voix d'Umberto Tozzi : culture, art, italianité. C'est un nom qui porte avec lui une aura cultivée et réconfortante.
Celui qui s'appelle Umberto est perçu comme fiable, ironique, homme de peu de paroles mais percutantes : un nom qui vieillit avec classe et qui ne passe jamais vraiment de mode.
Umberto a la prestance de celui qui n'a pas besoin d'élever la voix pour être entendu. Derrière l'étymologie germanique, la 'renommée resplendissante' du guerrier, vous ne trouverez pas un conquérant bruyant, mais un homme d'une stabilité solide et d'une loyauté qui se construit avec le temps. Son énergie est sereine : Umberto ne court pas, il médite, observe, puis agit avec précision. Il dégage un air vaguement royal, hérité des rois de Savoie et surtout de l'ombre cultivée et ironique d'Umberto Eco : l'homme qui sait tout mais le porte avec légèreté, prêt à la blague érudite plus qu'à la vanité. Il ne cherche pas les projecteurs ; le respect de ceux qui comptent lui suffit. Indépendant, Umberto pense par lui-même et supporte mal les modes ; diplomate, il sait cependant adoucir les angles et maintenir les gens unis. Son ambition existe, mais elle est à long terme : celle de laisser quelque chose qui perdure, une œuvre, une maison, une réputation, plutôt que de briller pour une saison. Dans l'amitié, il est le roc fiable, le confident qui ne trahit pas et qui se souvient de tout. La fantaisie n'est pas son territoire : il préfère le concret, le bien fait, l'élégance sobre d'un nom un peu vintage qui aujourd'hui sent la vieille librairie, le bon vin et les longues conversations. Umberto vieillit bien, comme les noms qui ont traversé les siècles sans s'encombrer : seigneurial, ironique, têtu au bon endroit. Ceux qui sont à ses côtés savent qu'ils peuvent s'appuyer sur lui, et ils savent aussi que, lorsqu'il plaisante avec ce visage sérieux, il est sur le point de dire quelque chose d'intelligent.
Portrait ludique, à prendre avec le sourire — notre méthodologie.
Umberto ne cherche pas l'affection, il cherche l'écho. Avec un nom qui évoque l'ours et la gloire resplendissante, au lit, il bouge comme un prédateur qui a déjà gagné la chasse : avec patience, avec une présence physique qui occupe l'espace, qui ne demande pas permission mais envahit les sens. Sa sensualité est ancienne, lourde, matérielle. Il n'aime pas les fugues légères ; il est attiré par les âmes qui ont un poids spécifique, celles qui savent regarder le vide sans trembler. La séduction pour lui est un rite de reconnaissance, une épreuve de résistance. Il tombe amoureux de qui résiste, de qui ne se dissout pas au premier toucher mais se tend, prête à être domptée ou à dominer. La légèreté inutile l'ennuie, la vulgarité de la disponibilité immédiate aussi. Pour Umberto, l'amour est une bataille silencieuse où la renommée de l'autre doit briller autant que la sienne. Il cherche un miroir qui ne reflète pas son image, mais son ombre, puissante et indestructible. Si l'autre est faible, il se retire avec un mépris froid ; s'il est fort, il se donne, totalement, comme un guerrier qui dépose les armes seulement devant un roi. C'est un amour qui laisse une trace, égratigné par l'expérience, resplendissant dans sa crudité honnête.
Il est d'origine germanique, du composé Hunberht (hun + beraht), et signifie 'illustre, de renommée resplendissante'.
Le 6 septembre, pour saint Umberto de Maroilles, abbé bénédictin ; en Italie, la date du 4 mars est également diffusée, en souvenir du bienheureux Umberto III de Savoie.
Umberta, aujourd'hui très rare.
Antiquissime d'origine, il fut très populaire entre les XIXe et XXe siècles grâce aussi aux Savoie, et possède aujourd'hui un charme nettement vintage.
Humbert.