Le droit des prénoms dans le monde
Peut-on appeler son enfant comme on veut ? Pas tout à fait. Derrière chaque prénom se cache une histoire de droit, très différente d'un pays à l'autre.
Peut-on appeler son enfant comme on veut ? Pas tout à fait. Derrière chaque prénom se cache une histoire de droit, très différente d'un pays à l'autre.
France : la liberté encadrée
Jusqu'en 1993, les parents français devaient piocher dans une liste — pour l'essentiel les saints du calendrier et quelques personnages historiques (loi de l'an XI, 1803). Depuis la loi du 8 janvier 1993, le choix est libre. Mais l'officier d'état civil peut signaler au procureur un prénom qui paraîtrait contraire à l'intérêt de l'enfant ou au droit d'un tiers. C'est ainsi que des tribunaux ont refusé « Nutella » ou « Fraise ».
Italie : pas de nom ridicule
La loi italienne (DPR 396/2000) interdit les prénoms ridicules ou honteux, le prénom identique à celui du père vivant, et en limite le nombre à trois. Le cas « Venerdì » (Vendredi), inspiré de Robinson Crusoé, fut retoqué par la justice.
États-Unis : très permissif, mais…
Outre-Atlantique, la liberté est quasi totale — et varie selon les États. Plusieurs limitent les caractères : la Californie n'accepte pas les accents (adieu l'accent de José), et certains États interdisent les chiffres. Résultat : une créativité débordante, bridée par d'étonnantes contraintes techniques.
Un prénom n'est jamais tout à fait neutre : il engage l'enfant pour la vie, et la loi veille — à sa manière — dans chaque pays. Parcourez notre répertoire pour voir la richesse que cette liberté a produite.